Édito

Parce qu’elle est menacée. Parce que sa disparition serait un coup d’arrêt à la création et à la diversité culturelle. Parce qu’elle repose sur un système souple, adaptable aux évolutions technologiques, la copie privée doit perdurer.

21 des 27 Etats européens ont adopté ce système de rémunération modique que vous et moi versons à chaque fois que nous achetons un lecteur MP3, un dvd vierge, une clé USB… Et c’est ainsi que nous contribuons tous, efficacement, à la vitalité artistique : en rémunérant les créateurs que nous aimons et en aidant plus de 4000 manifestations culturelles auxquelles nous participons avec plaisir partout en France. Pour que la musique, le cinéma, le théâtre, la danse, la télévision, la radio, la photographie, le cirque ou la littérature vivent, la copie privée est nécessaire.

Qu’est-ce que la copie privée ?


Peu de gens savent que, depuis 1985, lorsqu’ils achètent des supports vierges ou du matériel servant à copier de la musique et des images (tels que des cassettes, CD ou DVD vierges, des baladeurs numériques, des clés USB, des enregistreurs numériques de salon etc…), une petite partie du prix payé (la redevance pour copie privée) rémunère les auteurs, éditeurs, interprètes et producteurs des œuvres que ces supports permettent de copier.

Ils sont encore plus rares à savoir qu’1/4 des sommes ainsi collectées alimente de nombreuses manifestations culturelles sur tout notre territoire. En 2006, l’apport de la copie privée aux actions culturelles et à l’aide à la création en France a été de près de 40 millions d’euros.

La copie privée, un pacte entre créateurs et public

Depuis plus de 20 ans, la copie privée assure un équilibre incontestable entre l’aspiration naturelle du public à accéder aux œuvres et la préservation nécessaire des droits et des rémunérations des créateurs. Ce dispositif souple repose sur la négociation et le consensus entre les représentants du public, les ayants droit et les industriels. Au cours des années, il a démontré sa capacité d’adaptation aux bouleversements technologiques de la révolution numérique.

Au-delà de son importance dans la rémunération des créateurs (75% des sommes collectées leur sont directement reversées), on peut considérer que la copie privée établit un véritable pacte entre créateurs et public en faisant contribuer ce dernier au processus de création.

En s’acquittant de la redevance, le public participe directement au financement d’un grand nombre de manifestations culturelles dans une grande diversité de genres et de répertoires. En effet, la copie privée finance aussi bien les grands et les petits festivals que des pièces de théâtre, des concerts, des spectacles de rue ou de marionnettes, des expositions d’art, la musique lyrique, le rap, les arts graphiques et plastiques, les créateurs multimédias, le court-métrage, le documentaire de création, grands reportages, l’écriture de films ou encore les arts du cirque – soit plus de 4000 projets artistiques chaque année… pour tous les goûts, tous les âges, partout en France !

Un label pour informer le public

La création du "label copie privée" répond au désir des organisations signataires de rendre plus visible la copie privée menacée, et de rendre hommage à son rôle essentiel dans la diversité et le dynamisme culturels de notre pays.

Désormais, chaque manifestation culturelle bénéficiant des ressources de la copie privée apposera ce label sur ses supports de communication, afin que le grand public prenne conscience que la rémunération pour copie privée est un outil essentiel de financement de la vie culturelle du pays, et que lui- même y participe.

Ils en parlent


Jean-Pierre Lang
Auteur, Vice-président du Conseil (...)


Philippe Ogouz
comédien, président de l’Adami


Daniel Larrieu
chorégraphe, administrateur SACD


Chiffres clés


En France : 75% des sommes collectées au titre de la copie privée sont reversés directement aux ayants droit (auteurs, artistes interprètes et producteurs) ; 25%, soit près de 40 millions d’€, participent à la vitalité artistique du pays en finançant des manifestations culturelles ; en 2006, la (...)

IMG/flv/lefilm.flv

un film de Anne Jaffrennou et Joris Clerté - doncvoila - 2007

Lancement de la plateforme copie privée

Image ou texte alternatif


En présence d’Alain Chamfort, Robin Renucci, Olivier Mille, Pierre-Henri Deleau, Pierre Jolivet, Danièle Molko, Jean-Pierre Quignaux...

Manifestations



Concert des Révélations classiques de l’Adami le 2 avril 2008

Découvrez les musiciens de l’édition 2007 en concert à Paris, dans le cadre de Musicora, le (...)

City of Lights, City of Angels (ColCoa) du 14 au 20 avril 2008

Ce festival a été fondé à l’initiative de la SACEM et de ses partenaires américains regroupés dans (...)

Talents Cannes Adami 2008 au festival de Cannes

L’Adami s’attache depuis 15 ans à découvrir de nouveaux comédiens et à faciliter leurs (...)

Cabaret des signes au Studio Le Regard du Cygne à Paris, les 11, 12 et 13 avril

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Crédits photos : Textes Laurent Petitgirard, Halit Uman, Claude Lemesle : ©DLI - Textes Bernard Miyet, Jean Marie Moreau : © Marc Chesneau/Sacem Animation "plateforme de lancement" : © Julien Attard

Vidéos
Le film de la copie privée : un film de Anne Jaffrennou et Joris Clerté - 2007

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