Facebook
Twitter
RSS
 
Version Francaise
English version
Accueil du site > Tout savoir > Actualités > Commission pour Copie Privée : Nouveau président, nouveau programme de travail pour la commission

21 juin 2010

Commission pour Copie Privée : Nouveau président, nouveau programme de travail pour la commission

Après la réforme issue du décret du 19 juin 2009, les travaux de la commission chargée de déterminer les supports assujettis à la rémunération pour copie privée et le montant de cette dernière ont pu reprendre. La Commission a pu définir son programme de travail à venir. Le nouveau président est M. Raphaël Hadas-Lebel

Le président de la commission, choisi parmi les membres du Conseil d’État, de la Cour de cassation ou de la Cour des comptes, est désormais nommé par arrêté conjoint des ministres de la Culture, de l’Industrie et de la Consommation, et non plus uniquement par arrêté du ministre de la Culture.

Le choix s’est porté sur M. Raphaël Hadas-Lebel, Conseiller d’Etat.

Il en va de même pour le choix des organisations membres de cette commission, qui sont désormais nommés par arrêté conjoint des ministres de la Culture, de l’Industrie et de la Consommation, et non plus uniquement par arrêté du ministre de la Culture.

Par ailleurs, dans le cas où le président de la commission ferait usage de son droit de demander une deuxième délibération, la décision est adoptée à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés et non plus à la majorité simple des membres présents.

Enfin, tout membre qui n’a pas participé sans motif valable à trois séances consécutives de la commission sera déclaré démissionnaire d’office par le président, ce qui est propre à éviter que ne se reproduisent certains blocages intervenus par le passé du fait de la politique de la chaise vide menée par certaines organisations d’industriels et de consommateurs. Ces changements, qui ont recueilli l’assentiment des ayants droit, assurent la commission de disposer d’un meilleur mode de fonctionnement.

Le président de la commission, M. Raphaël Hadas-Lebel, et les organisations qui y siègent – parmi lesquelles désormais des représentants des distributeurs et des fabricants et opérateurs de téléphones – ont défini le programme des travaux futurs de la Commission, adopté le 16 avril 2010.

La commission se penchera :

  •  sur le DVD Blu ray enregistrable, les tablettes multimédia, les accessoires automobiles et les consoles de jeux ; mais également sur les usages des baladeurs multimédia et disques durs multimédia et réexaminera le cas échéant le montant de la rémunération applicable à ces supports au vu de résultats d’études d’usages qu’elle compte mener
  •  Elle examinera enfin l’opportunité de réviser d’une part la définition technique des disques durs externes standards et multimédia assujettis à la rémunération et d’autre part le barème de la rémunération applicable aux clé USB et cartes mémoires amovibles au vu de l’augmentation de la capacité d’enregistrement offerte par ces supports.



  • Dans la même rubrique

    Ce qu'il faut savoir sur la copie privée.

    Qu’est-ce que la copie privée ?

    Peu de gens savent que, depuis 1985, lorsqu’ils achètent des supports vierges ou du matériel servant à copier de la musique et des images (tels que des cassettes, CD ou DVD vierges, des baladeurs numériques, des clés USB audiophiles, des enregistreurs numériques de salon), une petite partie du prix payé (la redevance pour copie privée) rémunère les auteurs, éditeurs, interprètes et producteurs des œuvres que ces supports permettent de copier.

    Ils sont encore plus rares à savoir qu’1/4 des sommes ainsi collectées alimente de nombreuses manifestations culturelles sur tout notre territoire. En 2010, l’apport de la copie privée aux actions culturelles et à l’aide à la création en France a été de près de 47 millions d’euros.

    La copie privée, un pacte entre créateurs et public

    Depuis plus de 20 ans, la copie privée assure un équilibre incontestable entre l’aspiration naturelle du public à accéder aux œuvres et la préservation nécessaire des droits et des rémunérations des créateurs. Ce dispositif souple repose sur la négociation et le consensus entre les représentants du public, les ayants droit et les industriels. Au cours des années, il a démontré sa capacité d’adaptation aux bouleversements technologiques de la révolution numérique.

    Au-delà de son importance dans la rémunération des créateurs (75% des sommes collectées leur sont directement reversées), on peut considérer que la copie privée établit un véritable pacte entre créateurs et public en faisant contribuer ce dernier au processus de création.

    En s’acquittant de la redevance, le public participe directement au financement d’un grand nombre de manifestations culturelles dans une grande diversité de genres et de répertoires. En effet, la copie privée finance aussi bien les grands et les petits festivals que des pièces de théâtre, des concerts, des spectacles de rue ou de marionnettes, des expositions d’art, la musique lyrique, le rap, les arts graphiques et plastiques, les créateurs multimédias, le court-métrage, le documentaire de création, grands reportages, l’écriture de films ou encore les arts du cirque – soit près de 5000 projets artistiques chaque année… pour tous les goûts, tous les âges, partout en France !

    Un label pour informer le public

    La création du "label copie privée" répond au désir des organisations signataires de rendre plus visible la copie privée menacée, et de rendre hommage à son rôle essentiel dans la diversité et le dynamisme culturels de notre pays.

    Désormais, chaque manifestation culturelle bénéficiant des ressources de la copie privée apposera ce label sur ses supports de communication, afin que le grand public prenne conscience que la rémunération pour copie privée est un outil essentiel de financement de la vie culturelle du pays, et que lui- même y participe.

    fermer