Comédienne, membre du Conseil d’administration de l’Adami, vice-présidente du collège dramatique
On pourrait dire égoïstement, quand on tourne, qu’il est bien agréable de recevoir un virement plus ou moins important sur son compte quand un film ou un téléfilm dans lequel on a tourné passe à la télévision et est plus ou moins copié. C’est un acquis dont on aurait du mal à se passer.
Mais dire cela serait bien insuffisant ! Car pour nous tous artistes travaillant dans le spectacle vivant, comment oublier que de nombreux spectacles n’ont pu se faire dans des conditions normales que grâce à l’apport de l’aide de l’Adami, et comment oublier que cette aide n’a pu être donnée que grâce aux 25% de la copie privée ? Et je parle des spectacles vivants, mais il y a aussi les courts-métrages, et les disques, et si on additionne toutes ces possibilités de travail, on s’aperçoit que sans les aides venant de la copie privée, le paysage culturel français serait encore plus aride qu’il ne l’est aujourd’hui.
Alors oui, il faut se battre pour que la loi Lang perdure, pour que tous les artistes interprètes gardent cette formidable aide à la création.
Rappelons-nous : le dispositif de la copie privée est un juste retour des choses pour compenser le préjudice occasionné par le fait de réutiliser notre travail à volonté. Perdre cette réparation serait tout simplement une injustice.