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Les textes applicables

La rémunération pour copie privée est encadrée par plusieurs textes :

1) Le Code de la Propriété Intellectuelle (CPI) :

  • Les articles L 311-1 à L 311-8 du CPI définissent les principes de perception et de répartition de la rémunération ;
  • L’article L 335-4 du CPI relatif aux dispositions pénales applicables en la matière ;

2) Les décisions votées par la Commission prévue à l’article L 311-5 du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI) :

  • Décision du 30 juin 1986 précisant notamment les modalités de déclaration et de paiement de la rémunération ; instauration d’une rémunération applicable aux supports analogiques amovibles (cassettes audio et vidéo).
  • Décision n°1 du 4 janvier 2001 : instauration d’une rémunération applicable aux supports numériques amovibles (CD date et audio – DVD data – Minidiscs …) et révision de la rémunération pour les supports analogiques.
  • Décision n° 2 du 6 décembre 2001 convertissant en euros les tarifs établis le 4 janvier 2001.
  • Décision n° 3 du 4 juillet 2002 fixant les tarifs applicables aux baladeurs MP3 et appareils de salon musicaux à disque dur intégré ainsi qu’aux téléviseurs, décodeurs et enregistreurs audiovisuels à disque dur intégré.
  • Décision n° 4 du 10 juin 2003 : Inclusion des collèges de l’écrit et des arts visuels et instauration d’une rémunération applicable aux disquettes informatiques 3 pouces et demi (« MFD »).
  • Décision n° 5 du 6 juin 2005 modifiant le tarif applicable aux DVD Ram et DVD R et DVD RW Data.
  • Décision n° 6 du 22 novembre 2005 modifiant le tarif applicable à l’ensemble des baladeurs sonores intégrant, soit un disque dur, soit une mémoire flash sous forme de clé USB musicale ou non, et aux appareils sonores Hi-fi de salon à disque dur.
  • Décision n° 7 du 20 juillet 2006
    • modifiant le tarif applicable aux DVD R, RW et Ram ;
    • étendant le tarif applicable aux téléviseurs, enregistreurs numériques et décodeurs intégrant un disque dur ou une mémoire aux appareils de grande capacité (ceux de plus de 80 Go) ;
    • fixant le tarif applicable aux baladeurs multimédia et appareils de salon multimédia (baladeurs et appareils mixtes audio/vidéo).
  • Décision n°8 du 9 juillet 2007 : instauration d’une rémunération sur les cartes mémoires, les clés USB et les supports de stockage externes à disque utilisables directement avec un micro-ordinateur personnel (disque durs externes).
  • Décision n° 9 du 11 décembre 2007 : instauration d’une rémunération sur les supports de stockage externes à disque dits « multimédia », c’est à dire les disques durs externes utilisables directement avec un téléviseur sans passer par un ordinateur, en prévoyant des rémunérations différentes selon que les disques durs étaient seulement dotés d’une sortie audio et/ou vidéo permettant de restituer des contenus audiovisuels directement sur un téléviseur ou aussi d’une entrée audio et/ou vidéo permettant d’enregistrer ces contenus directement à partir d’un téléviseur, sans passer par un ordinateur.
  • Décision n° 10 du 27 février 2008 : instauration d’une rémunération applicable aux "baladeurs téléphoniques", c’est-à-dire les téléphones mobiles qui sont dotés des mêmes caractéristiques que les baladeurs numériques, tel l’iPhone.
  • Décision n° 11 du 17 décembre 2008 :
    • les copies effectuées depuis une source illicite doivent être exclues du calcul de la rémunération. Mais, parallèlement, l’augmentation des copies faites en format compressé par les particuliers et donc l’accroissement du volume d’oeuvres copiées sur les supports a été également pris en compte par la commission et à conduit celle-ci au final à ne pas modifier les tarifs précédents.
    • instauration d’une rémunération pour les téléphones multimédias
  • décision n° 12 du 20 septembre 2010 : mise à jour des types de systèmes de stockage externes assujettis à la rémunération pour copie privée et inclusion des systèmes de stockage pour réseaux domestiques.
  • décision n°13 du 12 janvier 2011 : assujettissement des mémoires et disques durs dédiés à la lecture d’œuvres fixées sur des phonogrammes intégrés à un système de navigation et/ou à un autoradio destinés à un véhicule automobile, et des tablettes tactiles multimédias avec fonction baladeur, munies d’un système d’exploitation pour terminaux mobiles ou d’un système d’exploitation propre.

Retrouvez toutes les décisions de la Commission sur la rémunération pour copie privée sur http://www.copieprivee.culture.gouv.fr/

3) Concernant la TVA

  • La circulaire d’instruction fiscale n°132 du 12 septembre 1986 publiée au Bulletin officiel de la Direction Générale des Impôts précisant le régime de la TVA applicable et les mentions à porter sur les factures.



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Ce qu'il faut savoir sur la copie privée.

Qu’est-ce que la copie privée ?

Peu de gens savent que, depuis 1985, lorsqu’ils achètent des supports vierges ou du matériel servant à copier de la musique et des images (tels que des cassettes, CD ou DVD vierges, des baladeurs numériques, des clés USB audiophiles, des enregistreurs numériques de salon), une petite partie du prix payé (la redevance pour copie privée) rémunère les auteurs, éditeurs, interprètes et producteurs des œuvres que ces supports permettent de copier.

Ils sont encore plus rares à savoir qu’1/4 des sommes ainsi collectées alimente de nombreuses manifestations culturelles sur tout notre territoire. En 2010, l’apport de la copie privée aux actions culturelles et à l’aide à la création en France a été de près de 47 millions d’euros.

La copie privée, un pacte entre créateurs et public

Depuis plus de 20 ans, la copie privée assure un équilibre incontestable entre l’aspiration naturelle du public à accéder aux œuvres et la préservation nécessaire des droits et des rémunérations des créateurs. Ce dispositif souple repose sur la négociation et le consensus entre les représentants du public, les ayants droit et les industriels. Au cours des années, il a démontré sa capacité d’adaptation aux bouleversements technologiques de la révolution numérique.

Au-delà de son importance dans la rémunération des créateurs (75% des sommes collectées leur sont directement reversées), on peut considérer que la copie privée établit un véritable pacte entre créateurs et public en faisant contribuer ce dernier au processus de création.

En s’acquittant de la redevance, le public participe directement au financement d’un grand nombre de manifestations culturelles dans une grande diversité de genres et de répertoires. En effet, la copie privée finance aussi bien les grands et les petits festivals que des pièces de théâtre, des concerts, des spectacles de rue ou de marionnettes, des expositions d’art, la musique lyrique, le rap, les arts graphiques et plastiques, les créateurs multimédias, le court-métrage, le documentaire de création, grands reportages, l’écriture de films ou encore les arts du cirque – soit près de 5000 projets artistiques chaque année… pour tous les goûts, tous les âges, partout en France !

Un label pour informer le public

La création du "label copie privée" répond au désir des organisations signataires de rendre plus visible la copie privée menacée, et de rendre hommage à son rôle essentiel dans la diversité et le dynamisme culturels de notre pays.

Désormais, chaque manifestation culturelle bénéficiant des ressources de la copie privée apposera ce label sur ses supports de communication, afin que le grand public prenne conscience que la rémunération pour copie privée est un outil essentiel de financement de la vie culturelle du pays, et que lui- même y participe.

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