La redevance pour copie privée compense en partie – et en partie seulement – le manque à gagner subi par les créateurs et leurs partenaires éditeurs lors de la copie privée de leurs œuvres. Elle est donc juste puisqu’elle est destinée à réparer un préjudice indiscutable porté à leurs rémunérations.
Elle est aussi indispensable dans notre pays car les 25 % réservés à des actions d’intérêt général, et prévus par le Code de la propriété intellectuelle, alimentent de très nombreuses structures (centres de formation, festivals, salles de spectacles, orchestres, etc…) où tout le vivier créatif de la musique française peut se faire connaître, progresser, s’exprimer.
A un moment particulièrement difficile où l’effondrement du disque prive beaucoup de jeunes d’une vitrine médiatique et où, en conséquence, seule la scène peut leur permettre d’exister (c’est flagrant depuis quelques années !), la suppression de la redevance, ou sa réduction à une peau de chagrin, serait une vraie catastrophe pour eux. Veut-on vraiment désespérer les futurs Piaf, Brel, Barbara, Souchon, Bénabar ?...