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Communiqué de presse, 14 avril 2008

Alain Corneau préside la nouvelle association "La culture avec la copie privée"

Communiqué de presse du 14 avril 2008

55 organisations renforcent leur coopération pour mener des opérations en direction du grand public, faire connaître et défendre le dispositif de copie privée en créant l’association « La Culture avec la copie privée ».

L’association est présidée par le réalisateur Alain Corneau : « La copie privée est un élément essentiel à la rémunération des créateurs et au financement de la vie culturelle de notre pays car 25 % des sommes perçues sont réservées à des actions d’intérêt général, alimentant de nombreuses structures (centres de formation, festivals, salles de spectacles, orchestres, etc.) et permettant à des artistes de se faire connaître ou de mener à bien leur projet… la suppression de la redevance, ou sa réduction serait une vraie catastrophe pour les créateurs, les professionnels et le public. »

Les membres du conseil d’administration de « La culture avec la copie privée » sont : Adami, Adagp, Arp, Procirep, Sacd, Sacem, Saif, Scam, Sofia, Spedidam, Sppf, Unaf.

La création de « La culture avec la copie privée » est d’autant plus importante que les attaques contre la copie privée en Europe se multiplient. Par ailleurs, en France même, la lettre de mission du Premier Ministre à M. Eric Besson, Secrétaire d’État en charge du développement de l’économie numérique, semble remettre en cause la pérennité de la copie privée avec la rémunération qui y est attachée. Les membres de « La culture avec la copie privée » regrettent ainsi cette apparente remise en cause, aussi injuste qu’infondée, de la transparence et de l’objectivité des décisions prises par la Commission pour copie privée dont la présidence est assurée par un membre de la Cour des comptes nommé par l’État. Ses activités font l’objet d’un rapport annuel public adressé au Parlement. Chacune de ces décisions peut faire l’objet de recours devant le Conseil d’État.

« La culture avec la copie privée » attend du Gouvernement - dans les plus brefs délais - l’assurance mais aussi la garantie que le développement de l’économie numérique ne se fasse pas, contre les créateurs, contre les consommateurs, ni même contre la diversité culturelle.

Tout autre choix entrainerait ipso facto une rupture totale et dangereuse avec les engagements pris de tout temps par la France pour maintenir la copie privée et défendre un modèle culturel ambitieux.

Afin d’informer et de sensibiliser les professionnels comme le public, « La culture avec la copie privée » développe de nombreux outils :

1.- un site Internet, copieprivee.org
2.- un clip pédagogique de Joris Clerté et Anne Jaffrennou, en ligne sur les sites des organisations signataires, également projeté dans les festivals (Les Francofolies, festival d’Avignon, Lussas, festival du court métrage de Clermont Ferrand, Cinéma du Réel…) ou encore dans des cinémas.
3.- un "label copie privée" désormais apposé sur tous les documents de communication des manifestations culturelles bénéficiant des ressources de la copie privée afin que le grand public prenne conscience que la rémunération pour copie privée est un outil essentiel de financement de la vie culturelle du pays, et que lui- même y participe.
4.- des cartes com distribuées lors des manifestations culturelles expliquant le mécanisme de la copie privée.




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Ce qu'il faut savoir sur la copie privée.

Qu’est-ce que la copie privée ?

Peu de gens savent que, depuis 1985, lorsqu’ils achètent des supports vierges ou du matériel servant à copier de la musique et des images (tels que des cassettes, CD ou DVD vierges, des baladeurs numériques, des clés USB audiophiles, des enregistreurs numériques de salon), une petite partie du prix payé (la redevance pour copie privée) rémunère les auteurs, éditeurs, interprètes et producteurs des œuvres que ces supports permettent de copier.

Ils sont encore plus rares à savoir qu’1/4 des sommes ainsi collectées alimente de nombreuses manifestations culturelles sur tout notre territoire. En 2010, l’apport de la copie privée aux actions culturelles et à l’aide à la création en France a été de près de 47 millions d’euros.

La copie privée, un pacte entre créateurs et public

Depuis plus de 20 ans, la copie privée assure un équilibre incontestable entre l’aspiration naturelle du public à accéder aux œuvres et la préservation nécessaire des droits et des rémunérations des créateurs. Ce dispositif souple repose sur la négociation et le consensus entre les représentants du public, les ayants droit et les industriels. Au cours des années, il a démontré sa capacité d’adaptation aux bouleversements technologiques de la révolution numérique.

Au-delà de son importance dans la rémunération des créateurs (75% des sommes collectées leur sont directement reversées), on peut considérer que la copie privée établit un véritable pacte entre créateurs et public en faisant contribuer ce dernier au processus de création.

En s’acquittant de la redevance, le public participe directement au financement d’un grand nombre de manifestations culturelles dans une grande diversité de genres et de répertoires. En effet, la copie privée finance aussi bien les grands et les petits festivals que des pièces de théâtre, des concerts, des spectacles de rue ou de marionnettes, des expositions d’art, la musique lyrique, le rap, les arts graphiques et plastiques, les créateurs multimédias, le court-métrage, le documentaire de création, grands reportages, l’écriture de films ou encore les arts du cirque – soit près de 5000 projets artistiques chaque année… pour tous les goûts, tous les âges, partout en France !

Un label pour informer le public

La création du "label copie privée" répond au désir des organisations signataires de rendre plus visible la copie privée menacée, et de rendre hommage à son rôle essentiel dans la diversité et le dynamisme culturels de notre pays.

Désormais, chaque manifestation culturelle bénéficiant des ressources de la copie privée apposera ce label sur ses supports de communication, afin que le grand public prenne conscience que la rémunération pour copie privée est un outil essentiel de financement de la vie culturelle du pays, et que lui- même y participe.

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