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Actualités

Pourquoi un projet de loi ?

L’application de la rémunération pour copie privée est aujourd’hui fortement perturbée, à raison du droit européen. Le projet de loi en cours vise principalement à adapter la loi française aux exigences du droit communautaire, tout en garantissant la continuité de la perception de la rémunération pour copie privée, afin de ne pas pénaliser les ayants droit, ou le financement de l’action culturelle.

Un arrêt du 17 juin 2011 rendu par le Conseil d’Etat a considéré que le régime français de la rémunération pour copie privée n’était pas conforme à la directive européenne du 22 mai 2011 sur les droits d’auteur et les droits voisins telle qu’interprétée par un arrêt dit « Padawan » en date du 21 octobre 2010 de la Cour de Justice Européenne, pour ce qui concerne les conditions dans lesquelles les supports utilisés à des fins professionnelles étaient exclus de la rémunération.

C’est sur ce seul motif des modalités du non-assujettissement des usages professionnels que le Conseil d’Etat a donc annulé en juin 2011 les différents barèmes qui avaient été fixés par la Commission de la copie privée dans le cadre de sa décision du 17 décembre 2008.

Dans le souci de réduire les effets négatifs d’une telle décision sur le processus de perception de la rémunération, le Conseil d’Etat a décidé que sa décision d’annulation s’appliquerait sans rétroactivité et ne prendrait effet qu’à compter du 22 décembre 2011.

Mais l’ampleur des travaux à entreprendre afin d’adopter un très grand nombre de barèmes (12), et notamment la nécessité de faire réaliser diverses études d’usage par un prestataire extérieur, ne permet pas d’avoir l’assurance que le délai du 22 décembre 2011 pourra être respecté.

D’autre part, la non rétroactivité de la décision du Conseil d’Etat réserve le cas des contentieux engagés antérieurement à cette décision devant le juge judiciaire par les redevables de la rémunération pour contester le bien fondé des paiements qui leur étaient réclamés.

Or, ces contentieux portent sur une somme de plus de 50 millions d’euros dont le remboursement équivaudrait à diminuer de 25 % pendant 18 mois les sommes revenant aux ayants droit ainsi qu’à tous les organisateurs de manifestations bénéficiant jusqu’ici du soutien financier provenant de cette rémunération, mettant gravement en péril ces dernières. En outre, seule une fraction de ces contentieux concerne des supports à usage professionnel (qui sont seuls susceptibles de ne plus être assujettis en application de la décision du Conseil d’Etat).

Le projet de loi en cours apporte donc les solutions suivantes à la situation :

  • il adapte le Code de la propriété intellectuelle aux exigences du droit communautaire quant aux modalités du non assujettissement des usages professionnels à la rémunération pour copie privée, en prévoyant de nouveaux cas de remboursement ou d’exonération pour usage professionnel des supports, en sus des quelques cas qui étaient jusqu’alors déjà prévus par la loi (article L.311-8 du CPI).
  • il proroge, au-delà du 22 décembre 2011, pour une durée de 24 mois maximum, la durée d’application des rémunérations fixées par la décision de la Commission de la copie privée en date du 17 décembre 2008, de manière à permettre à cette Commission de disposer du temps qui lui est nécessaire pour adopter de nouvelles rémunérations notamment en réalisant les études d’usage nécessaires. Ainsi il n’y aura pas de rupture dans la perception de la rémunération pour copie privée, et le financement de la création artistique ne sera pas interrompu,
  • il limite dans le respect du droit communautaire les effets de la réserve des contentieux en cours décidée par le Conseil d’Etat dans son arrêt du 17 juin 2011, en limitant le recours à des contentieux portant sur les usages professionnels uniquement, et non d’autres usages,

Le projet de loi précise également que la rémunération pour copie privée ne compense que les copies réalisées à partir d’une source licite. Il s’agit là d’une confirmation par la loi d’un précédent arrêt du Conseil d’Etat en date de juillet 2008. Les copies issues d’actes de contrefaçon et/ou de piratage sont en effet d’ores et déjà exclues du calcul du barème de la redevance pour copie privée,

Enfin sur le même principe que celui de l’écotaxe pour le recyclage des appareils électroménagers, le texte prévoit d’informer le consommateur qui achète un support d’enregistrement du montant de la rémunération pour copie privée auquel il est assujetti et sur les principes qui sous-tendent le prélèvement de la rémunération pour copie privée, et de les sensibiliser à l’importance de cette rémunération pour le financement de la création artistique et la promotion d’une plus grande diversité culturelle.

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Téléchargez ici le dossier de presse du 22 novembre 2011

Un artiste à l’école

PÉDAGOGIE

Du 30 janvier au 10 février, une trentaine d’artistes – parmi lesquels Alain Chamfort, Gérard Krawczyk et Éric Serra – retourneront sur les bancs des écoles, collèges, lycées où ils ont été scolarisés pour une rencontre pédagogique et artistique avec les élèves. Opération initiée par le ministère de l’Éducation nationale et organisée par l’association La culture avec la copie privée et la Ligue de l’enseignement.

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Projet de loi copie privée : une adoption consensuelle à l’Assemblée nationale

24 novembre 2011

Les membres de l’Association la culture avec la copie privée sont satisfaits de l’adoption très consensuelle des articles du projet de loi sur la rémunération pour copie privée intervenu hier soir à l’Assemblée nationale. Ils se félicitent de l’esprit de responsabilité des parlementaires qui, au-delà des différences partisanes, ont fait le choix de soutenir un projet de loi à l’ambition réaliste et circonscrite : en l’occurrence, il ne s’agissait pas de redessiner les contours de la copie privée, 26 ans après sa création, mais seulement de tenir compte des récentes décisions du Conseil d’Etat et de (...)

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Copie privée : un projet de loi équilibré

Communiqué de presse, 27 octobre 2011

Les créateurs accueillent avec satisfaction l’adoption par le Conseil des Ministres du projet de loi relatif à la rémunération pour copie privée

Le vote de ce projet de loi par le Parlement permettra d’adapter le dispositif de rémunération pour copie privée aux décisions prises par le Conseil d’Etat, sans remettre en cause la continuité de ce dispositif, lequel est essentiel à la protection des créateurs (musique, audiovisuel, texte et image fixe) ainsi qu’au financement des activités culturelles de notre pays. L’an dernier, près de 50 millions d’euros en provenance de cette rémunération ont ainsi pu être consacrés à environ 5 000 actions culturelles sur l’ensemble du territoire pour soutenir des initiatives mettant en valeur la création et la (...)

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Communiqué de Sorecop, Copie France, Sofia, Sorimage du 17 juin 2011

Communiqué de presse, 17 juin 2011

Les ayants droit prennent acte de l’annulation par le Conseil d’Etat de la décision n° 11 de la Commission de la copie privée du 17 décembre 2008. Cette annulation repose exclusivement sur l’interprétation donnée par la Cour de justice de l’Union Européenne dans son arrêt du 21 octobre 2010 de la Directive du 22 mai 2001 relativement aux modalités du non assujettissement des usages professionnels. L’arrêt du Conseil d’Etat ne saurait ainsi être analysé comme un désaveu des travaux accomplis par la Commission pour exclure du calcul de la rémunération pour copie privée les copies de sources illicites (...)

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Le ministère de la Culture et de la Communication et l’association La Culture avec la copie privée célèbrent les 25 ans de soutien à la création grâce à la copie privée.

10 janvier 2011

Pour l’occasion, un film d’une dizaine de minutes a été réalisé : il met en scène des témoignages de bénéficiaires de la copie privée (artistes et professionnels de tous les secteurs artistiques) qui se font l’écho de l’importance de ce dispositif, surtout au regard de l’utilisation des sommes destinées à l’action culturelle. Les intervenants Hortense Archambault - co-directrice du Festival d’Avignon Florence Aubenas - journaliste, écrivain Christophe Barratier - auteur, réalisateur, producteur, président de l’association la Culture avec la copie privée Hervé Bourdin - peintre et président de MAC Paris (...)

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Le 18 Juin 2010, l’association a élu son nouveau Conseil d’administration désormais présidé par Christophe Barratier

Communiqué de presse, 21 Juin 2010

Nouveau Président Nouveau Conseil d’administration, nouveau bureau

Il succède à Alain Corneau premier président de cette association créée en 2008. Les membres du conseil d’administration élus pour deux ans sont : Adami, Adagp, Arp, Procirep, Sacd, Sacem, Saif, Scam, Sofia, Spedidam, Sppf, Unaf. Afin d’informer et de sensibiliser les professionnels comme le public, « La culture avec la copie privée » développe de nombreux outils : un site Internet, copieprivee.org privatecopy.org un clip pédagogique en ligne sur les sites des organisations signataires, également projeté dans les festivals. Un "label copie privée" est désormais apposé sur tous les documents de (...)

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Hommage à Alain Corneau

31 août 2010

Les membres de l’Association la culture avec la copie privée saluent la mémoire d’Alain Corneau, Président de l’Association dès sa création jusqu’en juin 2010.

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Commission pour Copie Privée : Nouveau président, nouveau programme de travail pour la commission

21 juin 2010

Le président de la commission, choisi parmi les membres du Conseil d’État, de la Cour de cassation ou de la Cour des comptes, est désormais nommé par arrêté conjoint des ministres de la Culture, de l’Industrie et de la Consommation, et non plus uniquement par arrêté du ministre de la Culture. Le choix s’est porté sur M. Raphaël Hadas-Lebel, Conseiller d’Etat. Il en va de même pour le choix des organisations membres de cette commission, qui sont désormais nommés par arrêté conjoint des ministres de la Culture, de l’Industrie et de la Consommation, et non plus uniquement par arrêté du ministre de la (...)

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L’association "la culture avec la copie privée" tient à souligner le bien-fondé de la décision prise par la Commission d’Albis sur les tarifs appliqués aux différents supports de copies.

18 décembre 2008

Communiqué de presse du 17 décembre 2008 La commission d’Albis a adopté des tarifs conformes à l’arrêt du Conseil d’Etat excluant les copies de source illicite. Les représentants des titulaires de droits (auteurs, artistes-interprètes et producteurs) au sein de la commission de la rémunération pour la copie privée expriment leur satisfaction de la décision intervenue à l’occasion de la réunion qui s’est tenue le mercredi 17 décembre sous la présidence de M. Tristan D’ALBIS. La décision ainsi votée, avec l’appui d’organisations de consommateurs, porte sur les principaux supports numériques assujettis à la (...)

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Ce qu'il faut savoir sur la copie privée.

Qu’est-ce que la copie privée ?

Peu de gens savent que, depuis 1985, lorsqu’ils achètent des supports vierges ou du matériel servant à copier de la musique et des images (tels que des cassettes, CD ou DVD vierges, des baladeurs numériques, des clés USB audiophiles, des enregistreurs numériques de salon), une petite partie du prix payé (la redevance pour copie privée) rémunère les auteurs, éditeurs, interprètes et producteurs des œuvres que ces supports permettent de copier.

Ils sont encore plus rares à savoir qu’1/4 des sommes ainsi collectées alimente de nombreuses manifestations culturelles sur tout notre territoire. En 2010, l’apport de la copie privée aux actions culturelles et à l’aide à la création en France a été de près de 47 millions d’euros.

La copie privée, un pacte entre créateurs et public

Depuis plus de 20 ans, la copie privée assure un équilibre incontestable entre l’aspiration naturelle du public à accéder aux œuvres et la préservation nécessaire des droits et des rémunérations des créateurs. Ce dispositif souple repose sur la négociation et le consensus entre les représentants du public, les ayants droit et les industriels. Au cours des années, il a démontré sa capacité d’adaptation aux bouleversements technologiques de la révolution numérique.

Au-delà de son importance dans la rémunération des créateurs (75% des sommes collectées leur sont directement reversées), on peut considérer que la copie privée établit un véritable pacte entre créateurs et public en faisant contribuer ce dernier au processus de création.

En s’acquittant de la redevance, le public participe directement au financement d’un grand nombre de manifestations culturelles dans une grande diversité de genres et de répertoires. En effet, la copie privée finance aussi bien les grands et les petits festivals que des pièces de théâtre, des concerts, des spectacles de rue ou de marionnettes, des expositions d’art, la musique lyrique, le rap, les arts graphiques et plastiques, les créateurs multimédias, le court-métrage, le documentaire de création, grands reportages, l’écriture de films ou encore les arts du cirque – soit près de 5000 projets artistiques chaque année… pour tous les goûts, tous les âges, partout en France !

Un label pour informer le public

La création du "label copie privée" répond au désir des organisations signataires de rendre plus visible la copie privée menacée, et de rendre hommage à son rôle essentiel dans la diversité et le dynamisme culturels de notre pays.

Désormais, chaque manifestation culturelle bénéficiant des ressources de la copie privée apposera ce label sur ses supports de communication, afin que le grand public prenne conscience que la rémunération pour copie privée est un outil essentiel de financement de la vie culturelle du pays, et que lui- même y participe.

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